Palmaroux, 12 avril 2011
Le chemin est une succession de montées raides et de fortes descentes, c'est un vrai chemin du Morvan. En plus il est de qualité médiocre. Après le Vieux Dun il s'améliore.
Juste avant le moulin du Plateau, je traverse un ruisseau à pied sec en passant sur un muret situé à
gauche du chemin.
Je rejoins la grand-route et je traverse le pont du Montal.
Puis je remonte le long du ruisseau de Breuil.
Je fais une courte halte dans une aire de repos avant d'entreprendre la rude montée vers le chalet-refuge de Breuil.
Au départ l'ascension est très raide, puis le sentier grimpe en serpentant autour d'une piste pour
les VTT avant de devenir un agréable chemin de forêt.
L'enclos à daims est à l'abandon, il n'est même plus clôturé.
Le chalet-refuge de Breuil est fermé.
Il accueille en principe des groupes et non des personnes. Mais de toute manière je n'ai jamais obtenu de réponse quand j'ai téléphoné aux responsables en vue de réserver.
Pour descendre dans la vallée du Vignan, j'emprunte une route bitumée puis une succession de très mauvais thalwegs pierreux. À la fin du chemin je traverse la grand-route et j'arrive au port des Épines, un endroit que je connais.
Le Vignan est un ruisseau dont l'eau est particulièrement rouge.
Je connais ce chemin. Au début, il s'agit d'un amas de pierres, qui monte raide.
Plus haut, de nombreux arbres sont tombés suite aux tempêtes il y a quelques années. Rien n'a jamais été nettoyé. La rude montée rectiligne est aujourd'hui une sente qui zigzague entre des fûts couchés.
Je peine dans les montées, le Morvan est impitoyable. Et j'ai encore pas mal de kilomètres à faire ! Je commence à en avoir marre de ces mauvais chemins pierreux et fatigants.
J'aborde une longue descente très pentue. Je dérape sur les gravillons. À plusieurs reprises je manque
de tomber.
Je suis content d'arriver à Metz-Roblin. L'endroit est mieux aménagé qu'à l'époque où je l'ai connu.
Je passe devant le saut de Gouloux, que je salue d'une photo et je monte à Metz-Garnier.
En dépit de la fatigue, je me sens bien dans ces lieux qui me plaisent. La joie
compense la fatigue.
Mélange d'eau et de forêt, sauvage à souhait, le Morvan est une partie de moi-même.
À Metz-Garnier, le puits est au milieu de la route et sert d'îlot séparateur.
À la sortie du village, je quitte le GR pour rejoindre les chambres d'hôtes de Palmaroux. Mes hôtes sont madame et monsieur Mourier qui tenaient le gîte d'étape de la Faye sur le Lac des Settons.
Le chemin balisé en jaune qui mène à Palmaroux traverse une scierie. J'hésite un instant, mais la carte est formelle : c'est le bon chemin. Je vais de l'avant et je retrouve les balises un peu plus loin.
Je traverse une rivière et j'entame une longue montée. Le Morvan est dur, comme toujours. Le pied droit me fait mal.
Je traverse Palmaroux et je trouve sans peine le gîte. Mon hôte m'a dit que c'est le point le plus
bas du hameau et c'est bien là.
Il est deux heures et demie. Tout compte fait j'ai bien marché, car le Morvan n'est jamais facile.
Je suis bien accueilli et j'ai une chambre confortable, ce qui convient à mon état de fatigue. Demain est aussi une solide étape et je tiens à bien dormir.
Au cours du repas je peux parler de mes ruminations, ce qui me plaît toujours. Je ne vais dormir que vers dix heures, ce qui me laisse neuf heures de sommeil.